Un espace de découvertes et de partage où je raconte mes lectures, mes films et séries coups de cœur, mes voyages et mes photos. Je partage impressions, émotions et inspirations. Si vous aimez les histoires, les images et l’évasion, venez parcourir ce blog et laisser la curiosité vous guider.
Bonjour à tous,
Basta mon cancer, aujourd'hui nous allons faire une petite visite dans le centre de Nantes, au château des Ducs de Bretagne. Voici Anne de Bretagne (notre hôtesse !!!).



Aujourd'hui nous n'allons pas visité le château (ce sera pour une autre fois), mais nous allons visité une exposition temporaire : "Les Nantaises Au travail" du 18ème siècle, à nos jours.
"Les femmes travaillent depuis la seconde guerre mondiale... Elles peuvent passer le baccalauréat depuis son origine... L'accès à la formation professionnelle leur a toujours été possible... les professions intellectuelles ne leur sont accessibles que depuis peu... Aujourd'hui, elles sont aussi bien payées que leurs collègues masculins..."
A travers cette exposition, le musée d'histoire propose de tordre le cou à ces idées fausses !!
Cette exposition retrace l'histoire économique et sociale des femmes au travail de la région Nantaise pendant les trois derniers siècles. Elle permet d'aborder des questions d'actualité sur l'agilité homme, femme au travail et de mettre en regard passé et présent pour évaluer le chemin parcouru.
Vous vous rappelez des standardistes pour acheminer les communications. ici sur cette photo, vous êtes dans un centre de tri des chèques postaux à Nantes, les jeunes femmes qui y entrent n'ont aucune chance de monter en grade.

A Nantes les femmes travaillent à la chaîne, il y a les ferblantières, les sertisseuses, et comme ici des contrôleuses d'obus. Les femmes occupent les postes les moins qualifiés et perçoivent des salirais beaucoup plus bas que ceux des hommes. En 1890, un soudeur boîtier peut gagner 4,90 Francs par jour, et pour une ouvrière elle gagnera 1 Franc par jour pour 10h de travail

Sur la prochaine photo, les ouvrières de chez LU :

Vous vous rappelez des machines à écrire, celle tout au bout à droite, j'ai appris à taper sur ce genre de machine, puis il y a eu les machines électriques, puis l'ordinateur, qui a encore beaucoup évoluer !!!!!

Les domestiques, encore nombreuses au 20ème siècle, deviennent de plus en plus rare par la suite. Bien que très recherdhées dans les années 20, elles préfères travailler dans l'hôtellerie, car il y a une rémunération plus importante. Au milieu du siècle dernier, la profession de femme de ménage s'organise et une convention collective est signée le 1er Juin 1951.
Et oui, il y avait les femmes de ménage, les bonnes à tout faire, les domestiques, ici et bien c'est du matériel dernier cri !!!! Cela vous rappelle quelque chose les filles (je parle de mes collègues de travail, le soir nous faisons l'entretien des classes scolaires et nous avons le même matériel !!!)

Il y a eu aussi des cigarières, une manufacture de tabac s'ouvre à Nantes en 1857 et accueillera jusqu'à 2OOO salariés, 90 % seront des femmes, une crèche ouvrira en 1861, ce sera un véritable avantage sociale.
Le métier de nourrice connait un développement important au 19ème siècle, du fait des besoins nouveaux liés à l'emploi des femmes dans l'industrie. En 1964, la gardienne d'enfants soit seulement avoir un agrément de la mairie, en 1977 elle doit être agréer par la Direction départementale des affaires sanitaires et sociales, et en 1992, une formation obligatoire de 60 heures est imposée.
Les marchandes, la vente est une activité professionnelle à laquelle les femmes ont toujours participé, autrefois appelées "aventeuses", les photos qui suivent du 19ème siècle révèlent cependant une vraie fragilité sociale :






Les lavandières et blanchisseuses :
"Les yeux riants, le nez mutin et les dents blanches, la blanchisseuse, aux gars de Barbin, laisse voir une gorge naissante et, les poings sur les hanches, menace l'indiscret d'un coup de son battoir"
Ces vers que l'on tire d'une carte postale du début du 20ème siècle, ainsi que les images , donnent une fausse idée du quotidien de ces femmes. Mais, il est vrai qu'elles ne doivent pas manquer d'une solide constitution et d'un fort caractère pour exercer ce métier très physique, dans des conditions souvent pénibles, le froid, l'humidité, le poids du linge mouillé à déplacer, à l'étendre...



Cahier d'exercices 1958 :


Une salle d'opération à l'hôtel dieu vers 1900 :


La pharmacie de l'hôpital St Jacques en 1950 :

La trousse d'infirmière à domicile ou infirmière visiteuse 1960 :


La mise en boîte de conserve ici nous sommes chez Cassegrain :

Il y a 40 ans, 2 femmes sur 100 avaient un diplôme de l'enseignement supérieur, aujourd'hui 30 femmes sur 100.
Aujourd'hui 9 femmes sur 10 travaillent dans le secteur tertiaire. Le tertiaire regroupe toutes les activités qui ne sont ni "agricoles", ni "industrielles". Il rassemble toutes les activités qui ne produisent aucun bien , mais des services. Des activités très diverses exemples médecins, enseignants , employés du commerce, policiers, femmes de ménage, artistes produisent tous des services.
Plus de la moitié des femmes actives sont employées ou ouvrières.
3 femmes sur 10 travaillent à temps partiel, contre 1 homme sur 10.
Dans l'agglomération nantaise, plus d'hommes que de femmes sont au chômage.
35 % des femmes au chômage sont titulaires d'un diplôme de l'enseignement supérieur.
L'écart de salaires entre femmes et hommes se creuse avec l'âge.
Pour les cadres, le salaire d'une femme est inférieur de 800 € à celui d'un homme.
J'ai passé un très agréable moment à visiter cette exposition dans un cadre vraiment magique, j'ai appris pleins de choses, et je constate qu'il y a encore beaucoup de choses à faire pour qu'il y ait l'égalité homme femme, nous sommes quand même en 2012, on le dirait pas !!!
Bonne journée à tous.
Bisous, Bruno.